Immeuble Locatif – Clos du Verger 7-9

Situation/programme

Les difficultés de logement sur l’Arc lémanique boostent les constructions dans l’arrière-pays. La ville de Moudon en profite et a établi un nouveau plan de quartier – baptisé Clos du Verger – au sud, non loin de la route cantonale. C’est là que le bureau Vallotton, en collaborationavec un ancien associé, l’architecte Jean-Pierre Lavizzari, a réalisé deux immeubles destinés à la location.

Chacun des bâtiments comporte onze appartements, trois par étage et deux dans les combles. Les trois-pièces sont traversants, les deux-pièces ne le sont pas. Mais tous offrent soit un balcon, soit, pour le rez-de-chaussée, une terrasse aménagée. Les combles comportent deux logements de trois pièces plus une galerie.

Réalisation

La réalisation n’a pas posé de problème technique, mise en œuvre sur un terrain plat et sain. Mais le plan de quartier – finalement réduit au profit d’espaces verts – très strict a obligé les concepteurs à entreprendre beaucoup de travaux d’aménagements au niveau des accès. La rigueur des gabarits imposés a également nécessité une bonne dose d’inventivité pour donner une touche résolument contemporaine aux bâtiments malgré les contraintes. Cela se manifeste notamment au niveau des volumes ou de la cage d’escalier en façade qui améliore la circulation d’air et la luminosité. Enfin, le revêtement du toit en tuiles d’Eternit rompt avec l’habituelle tuile vaudoise.

La construction recourt à des matériaux de qualité, le propriétaire attachant beaucoup d’importance à la durabilité de la construction. Chauffage au gaz avec panneaux solaires pour la production d’eau chaude sanitaire. Les deux immeubles sont reliés par un socle commun qui offre, en plus des caves et locaux techniques, vingt-quatre places de parc qui permettent un accès direct aux logements. Elles sont complétées par quatorze places extérieures.

La demande

Les immeubles sont occupés depuis le mois de novembre 2013. Ce sont les deux-pièces qui ont été demandés en priorité: les jeunes couples qui recherchent des loyers inférieurs à ceux de la région lémanique ont trouvé leur bonheur à Moudon, au point que les initiateurs du projet ont parfois regretté de ne pas avoir prévu un nombre supérieur de deux-pièces.